8 . Randonner long, quel coût ?

Le coût d’un voyage peut être un frein au voyage. Or un cycliste freiné n’avance plus !

En la matière, il est difficile de proposer des solutions innovantes pour limiter les frais : voyager nécessite souvent de délier sa bourse ou, pour être plus contemporain, de sortir la carte bleue.  

Pour se rendre au point de départ ou revenir à la maison après son périple, pour manger, dormir ou étancher sa soif au cours du voyage, il faut continuellement sortir son porte monnaie. Fait significatif, les randonneurs l’ont toujours à portée de main.

Pour s’épargner le geste coûteux et répétitif de la main au portefeuille, il faudrait ne jamais s’arrêter, se nourrir de racines, de baies sauvages ou de champignons. Mais les randonnées avec délais, si elles se prêtent parfois à la maraude, ne sont guère favorables à la cueillette et à la pêche.

Aussi, par choix personnel, et peut être par souci de limiter les frais, certains randonneurs au long cours se contentent d’un hébergement sommaire tels que la tente ou un sas de banque.

Bien que je sois né dans un milieu modeste, j’ai sur ce point un réflexe bourgeois : dès que je dépasse les 250 km journaliers, il me faut un toit et une douche.

Cette spécificité de cyclotouriste bourgeois est donc intégrée aux coûts que je précise.

Ceux-ci se réfèrent à des comptes de diagonales ou d’eurodiagonales réalisées entre 2015 et 2019, en duo, où nous avons partagé tous les frais (transport, hébergement, restauration, achats de nourriture, boissons etc.)

Dans ces conditions, le côut moyen ramené à la journée est compris entre XX (à calculer) et YY (à calculer) par personne, transports compris. (à calculer)

En procédant à la même analyse sommaire sur des randonnées antérieures, j’observe une certaine constance de ces valeurs. Ces coûts moyen ne varient guère entre les randonnées françaises  et celles réalisées dans des pays aussi divers que l’Espagne, le Portugal, l’Allemagne, l’Autriche ou le Royaume uni.

Ces coûts moyens ne semblent pas affectés par la cherté supposée de tel ou tel pays.

Cela peut s’expliquer ainsi : dans certains pays où les prix paraissent moins élevés, mes coéquipiers et moi avons été enclins à être moins vigilants, économiquement parlant. (Restaurant plutôt que pique nique par exemple ou pauses plus fréquentes dans des bars)

À contrario dans des pays réputés plus chers, nous avons adapté l’itinéraire dès la phase organisation pour trouver les hébergements les plus abordables et été plus attentifs à nos dépenses journalières en cours de route. Ces voyages ont été aussi ceux d’une hydratation à base d’une combinaison de deux molécules d’hydrogène pour une d’oxygène.

Ces considérations peuvent sembler assez générales mais elles montrent la grande adaptabilité du cyclo-voyageur au contexte économique. La logique « d’auto modération» a été partagée par tous mes compagnons de route.

Le choix d’un coéquipier « économiquement  compatible » est donc très important. Pour s’entendre et rouler ensemble, il faut aussi avoir des exigences de standing assez similaires et une même sensibilité aux questions d’argent.

En clair, jamais je n’aurais roulé avec Onassis ou retenu l’oncle Picsou comme compagnon de route. D’ailleurs je ne les imagine pas « cyclosympathiques »  ou même cyclos tout court !




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