3 . La feuille de route

J’ai rencontré un diagonaliste dont la feuille de route très sommaire était établie au dos d’une enveloppe commerciale. Pour autant, cette méthode approximative ne l’a pas empêché de mener à bien deux diagonales en continu. Alors rigueur ou pas, à vous de juger…

La feuille de route doit, selon moi, servir uniquement à apprécier l’avance ou le retard dans la progression et à recaler l’heure d’arrivée probable. Pour que le plaisir prévale sur la « performance », elle doit être d’avantage un guide qu’un  ordre impératif auquel on doit se conformer.

Le modèle de feuille de route proposé par le site de l’Amicale des diagonales de France est parfaitement adapté pour toutes les longues distances. Il permet en outre de répondre à toutes les exigences à satisfaire pour l’inscription auprès du délégué fédéral.

Brest/Inverness – Feuille de route du début du 3e jour

J’ai cependant établi un autre modèle de feuille de route, afin de connaître pour chaque tronçon les dénivelées et les niveaux  de difficulté aux divers stades de l’étape.

Plutôt que choisir une vitesse moyenne constante de progression, pour évaluer mes horaires de passage dans une localité, je module la vitesse en fonction de la difficulté supposée du tronçon (on ne monte pas aussi vite que l’on descend). La vitesse retenue correspond sensiblement à ma vitesse « roulante ».

Pour prendre en compte les petits arrêts (pauses « techniques », crevaisons, arrêts aux carrefours ou aux feux, pointages, arrêts pour achat, etc…),  j’introduis des arrêts fictifs de 20 minutes tous les 40 km. Évidemment, lorsque pour déjeuner ou dîner une pause plus longue s’impose j’augmente le temps d’arrêt en conséquence.

Nota : si l’on peut prévoir assez facilement les variations de vitesse liées à la déclivité, en revanche l’estimation de la vitesse en zone urbaine est plus difficile à évaluer en raison des ralentissements et relances incessants.

L’observation sur une longue période de mes trajets maison / travail en centre ville montre qu’elle est voisine de 17km/h (vitesse roulante). Si le parcours comporte des arrêts multiples imposés par les feux ou les carrefours, la vitesse effective ne doit donc guère dépasser la dizaine de km/h.




4 réflexions au sujet de « 3 . La feuille de route »

  1. Quel boulot Gérard entre la carte de route et la feuille de route. Un vrai besogneux 🙂
    Pour la feuille de route, une option de certains outils de création de traces GPS, est la sortie en fichier texte (.txt facilement transformable en format tableur) de l’altitude tous les 100m. Il suffit par jeux de formules, filtres et masquages de colonnes de globaliser au kilomètre plutôt qu’à la centaine de mètre, et d’associer la vitesse en fonction de la déclivité. Une feuille de route bien amorcée sans trop forcer !

    1. Salut Ted
      Ta remarque est très pertinente, je sais que Openrunner propose cette option à laquelle je ne me suis pas intéressé. Ma méthode consiste jusqu’à présent à faire coïncider la dénivelée cumulée avec la distance cumulée en essayant de ne pas oublier de placer une distance cumulée au passage d’une bosse ou d’un creux notable.
      Je pense que l’utilisation des données fournies et récupérées sur un tableur telle que tu la suggères est la meilleure méthode à adopter.
      Je vais donc essayer de adapter ma manière de faire, juste parce que je trouve ta logique plus rigoureuse.
      Mais au final, il ne faut jamais perdre de vue que tout cela ne restera jamais qu’une prévision et que la réalité est beaucoup plus difficile à appréhender tant les paramètres qui conditionnent notre progression sont nombreux.
      Si en route je m’arrête pour contempler un paysage ou pour piquer un somme ma prévision en prend un coup mais mon plaisir peut s’en trouver très augmenté et ça n’a pas de prix.

  2. Salut Gérard
    en D+, Openrunner en donne plus qu’il n’en faut ou du moins qu’il n’y en a
    Associé à des vitesses réalistes, cela doit donner une feuille de route réalisable
    Etre au trait ou en avance permet de « flâner » qqes minutes supplémentaires
    Mon fichier sera testé sur MD puis DP en 2020 ! Si la lange parlé est l’anglais c’est que nous serons allé trop loin 🙂

  3. Bonjour et merci pour toutes ces informations!
    Je suis en train de finaliser mon itinéraire et ma feuille de route pour DP en septembre. J’utilise Openrunner et Basecamp.
    Par contre, je ne vois pas comment utiliser les données d’Openrunner pour la feuille de route! Je trouve une exportation de données en fichier texte altitude/distance mais je ne sais quoi en faire!
    merci de vos précisions
    marc

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *