Centrionales enchaînées : FOURAS (17) et PIRIAC (44)

Synthèse

  Trajet : BRUÈRE ALLICHAMPS (18) - FOURAS (17) - PIRIAC (44) - BRUÈRE ALLICHAMPS (18)

  Départements traversés :

18 - Cher
36 - Indre
86 - Vienne
79 - Deux Sèvres
17 - Charente Maritime
85 - Vendée (hors Centrionale)
44 - Loire Atlantique
49 - Maine et Loire
37 - Indre et Loire

  Participant(s) :

MEVEL Michel
GAUTHIER Gérard

  Dates : Du 22/06/2020 au 27/06/2020

  Dénivelée : 8354 m

  Distance : 1049 km

   Étapes
1BRUÈRE ALLICHAMPS (18) - VERRIÈRES (86)189 km1937 m
2VERRIÈRES (86) - DOMPIERRE (17)187 km1062 m
3DOMPIERRE (17) - ST ANDRÉ DES EAUX (44)191 km1237 m
4ST ANDRÉ DES EAUX (44) - CHEMILLÉ EN ANJOU (49)192 km1570 m
5CHEMILLÉ EN ANJOU (49) - CHATEAUROUX (36)222 km1538 m
6CHATEAUROUX (36) - BRUÈRE ALLICHAMPS (18)68 km410 m

Ce texte est une reprise adaptée et complétée d’une première publication sur les réseaux sociaux au cours de la randonnée.

Avec mon ami Michel Mevel, un des vétérans des Diagonales, nous débutons aujourd’hui nos deux premières Centrionales.

Pour les néophytes, une Centrionale est une randonnée cycliste partant ou rejoignant le centre géographique de la France, supposé être situé à Bruère Allichamps, à une trentaine de kilomètres au sud de Bourges ou autrement dit, en pleine brousse berrichonne.

Quelques villages des environs, contestent le sérieux des géographes à l’origine de l’attribution de ce titre envié, susceptible de contribuer à leur notoriété. Toute métropolitaine qu’elle soit, eux aussi revendiquent cette « franco-centralité ».

En y regardant bien, si l’on considère les coordonnées de Saint Pierre et Miquelon, celles de la Saint Denis de la Réunion ou de Saint Laurent du Maroni, il se pourrait bien que le fameux centre soit ailleurs, peut-être même au beau milieu d’un océan.

À croire que les villages, tout comme certains hommes ont l’anonymat en horreur.

En choisissant la petite ville côtière de Fouras en Charente-Maritime pour débuter le cycle des vingt Centrionales, nous avons opté pour la facilité : c’est la plus courte de toutes et la route vers Fouras est aussi l’une des Centrionales présentant une des plus faibles dénivelées.

Dans la foulée, nous poursuivrons vers Piriac, au Nord-ouest de Saint Nazaire pour prendre le départ d’une seconde Centrionale, puis nous reviendrons vers notre point de départ à Bruère-Allichamps.

Si nous menons notre projet à son terme, la balade nous fera parcourir 1050 km en un peu plus de cinq jours. L’effort devrait donc être moins soutenu que celui de la plus facile des diagonales.

Néanmoins, la traversée de 9 départements de la France profonde par des routes tranquilles devrait se solder par 8500 m d’ascension. Voilà sommairement décrit le parcours et le niveau de difficulté de notre randonnée.

 

22 Juin 2020 : BRUÈRE ALLICHAMPS (18) / VERRIERES (86)

Sur cette première étape empruntant beaucoup de routes connues, rien de bien notable à signaler hormis un arrêt dans une ferme à la limite de l’Indre et de la Creuse. Là, étonné par le nombre de plaques de concours agricoles placardées sur les murs et sur les portes d’une grange, nous avons brièvement parlé avec l’éleveur collectionnant les distinctions pour sa production de bovidés reproducteurs.

En nous voyant, il a jugé qu’il pourrait être distingué deux fois de plus en nous présentant à un concours. D’abord flattés à l’idée d’être encore sélectionnables, nous avons finalement été un peu vexés lorsque nous jaugeant avec l’œil de l’expert, il a estimé que nous ne pourrions plus être présentés dans la catégorie des « reproducteurs ».

 

Piles du pont médiéval – Lussac les Châteaux (86)

Cette première étape de 189 km nous a conduit jusqu’à Verrières, dans la Vienne au sud-est de Poitiers. Elle a été bouclée dans d’excellentes conditions : très peu de circulation et suffisamment de temps pour marauder les dernières cerises.

 

 

23 Juin 2020 : VERRIERES (86) / PIRIAC (17) / DOMPIERRE  (17)

Notre première Centrionale vers Fouras a été bouclée cet après-midi, sans grand mérite.

Avec seulement 347 km, elle est la plus courte de la série des vingt et la dénivelée de cette seconde journée reste modeste (un peu plus de 1000 m pour une distance de 187 km). De plus, le vent favorable nous a poussé au cul sur près de 150 km jusqu’à Fouras, . Sur les 30 derniers en remontant vers la périphérie de La Rochelle, il soufflait latéralement, avec pour effet d’atténuer la chaleur ambiante.

 

Au passage, nous avons découvert que MELLE méritait sa renommée pour une raison sans doute plus durable que Ségolène ; je veux parler d’un petit bijou d’église romane où j’ai même pris le temps d’entrer.

L’effort reste assez mesuré, nous ne ressentons pas de fatigue. Bref, une randonnée tranquille pour le moment sans histoire avec une halte agréable à l’heure du repas dans une brasserie de Surgères implantée dans une belle halle métallique superbement rénovée.

Demain soir nous dormirons un peu à l’ouest de Saint Nazaire.

 

24 Juin 2020 : DOMPIERRE  (17) / ST ANDRÉ DES EAUX (44)

Journée de transition sur un parcours hors Centrionale pour approcher Piriac, lieu de départ de notre seconde Centrionale.

La route est assez plaisante, hormis les interminables lignes droites du marais poitevin au sud de Luçon.

Dès que nous nous arrêtons, la chaleur accablante nous suffoque. Alors là solution est simple : nous ne nous arrêtons pas.

Le franchissement de la Loire par le pont de Saint Nazaire est une première pour moi, car sur les diagonales j’ai toujours préféré éviter cette ville en empruntant le bac reliant le Pellerin à Bouaye. C’est assez impressionnant de se retrouver à une hauteur de 60 m en essayant de diriger le vélo sur une piste de 80 cm de largeur au milieu d’un enfer automobile ; on serre les fesses et on cramponne le cintre.

Je ne résiste pas à vous envoyer ce « chef d’œuvre » de plomberie découverte ce matin dans un café de Mareuil sur Lay en Vendée, joli petit bourg connu pour produire un petit blanc sec  » les fiefs vendéens » que j’apprécie.

 

 

 

25 Juin 2020 : ST ANDRÉ DES EAUX (44) / PIRIAC (44) / CHEMILLÉ EN ANJOU (49)

Par crainte de la chaleur annoncée, nous nous sommes ménagés. Finalement, la journée a été moins éprouvante qu’hier.

Vers 7 h du matin, nous avons débuté notre seconde Centrionale. Le passage au nord du parc de La Brière et le contournement de l’agglomération nantaise n’ont rien de bien passionnant : beaucoup de voitures et une urbanisation avec beaucoup de lotissements qui se ressemblent tous.

Passage de la Loire à Thouaré (44)

Après le passage de la Loire à Thouaré, la balade se poursuit dans le territoire du Muscadet et dans les Mauges dans une campagne nettement plus plaisante et plutôt bosselée.

Nous sommes contents de constater que nous sommes au diapason pour randonner ensemble, car ceci n’est qu’une mise en jambes pour notre aller et retour entre Menton et Bari début septembre.

Demain 221 km et pas mal de bosses pour rejoindre Châteauroux, magnifique port de pêche, comme chacun sait

 

25 Juin 2020 : CHEMILLÉ EN ANJOU (49) / CHATEAUROUX (36)

Bien que ne présentant pas de difficulté notable, cette étape, la plus longue de notre périple (222 km), a révélé que je n’étais pas au mieux de ma forme. En fin d’après-midi, en Brenne sur un parcours rigoureusement plat, j’ai senti mes forces m’abandonner : vers Mézières en Brenne, victime d’une fringale, il m’a fallu plus d’une demi-heure pour retrouver un peu de jus pour rejoindre Chateauroux. Je crois que le confinement a eu des effets dévastateurs sur mon organisme

Dans le Layon, Michel troque son vélo pour un autre 2 roues…
Quant à moi, en Poitou je craque pour un Massey Ferguson de 1954 (année de ma naissance)
Boussay (37) en Touraine du Sud

 

 

 

 

 

 

25 Juin 2020 : CHATEAUROUX (36) / BRUÈRE ALLICHAMPS (18)

 

Notre deuxième Centrionale entre Piriac et Bruère-Allichamps s’est terminée ce matin vers 9h45 après une courte étape de 68 km au départ de Châteauroux.

Bilan final : la satisfaction de voir que les 2 coéquipiers pourraient « coéquiper » sans difficulté et celle d’avoir fait une belle balade de difficulté moyenne (1050 km pour environ 8350 m de dénivelé).

Malgré mon passage à vide d’hier, je suis heureux de constater que  nous avons globalement tenu le choc malgré une condition physique très moyenne pour cause de confinement. L’autre motif de satisfaction est d’avoir bénéficié continuellement de conditions météo très favorables puisque le vent nous a toujours aidé quelle que soit notre direction.

Cerise sur le gâteau, les premières gouttes de pluie ont attendu jusqu’au moment du traditionnel pot d’arrivée !

Ces deux centrionales enchaînées inaugurent certainement le début d’une longue série qui nous permettra de continuer à découvrir la France en tous sens.

Merci de nous avoir suivis sur cette petite aventure.




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