2 – Le sommeil

 

Un cyclo au repos sur Paris-Brest-Paris 2007

Se lancer sur une diagonale ou sur des épreuves d’endurance suppose d’être apte à rester très longtemps en selle et à dormir un minimum de temps pour tenir les délais. Sachant que chacun réagit différemment à la fatigue accumulée et que la limite de l’endormissement n’est jamais programmable, l’extrême fatigue est particulièrement délicate à gérer surtout lorsqu’on randonne en groupe.

Dans ce cas, il est primordial d’être attentif aux comportements révélateurs de l’état de fatigue des compagnons de route. Au plan personnel, il faut également savoir alerter les autres coéquipiers de son état de fatigue et savoir s’arrêter à temps. S’obstiner à vouloir dépasser ses limites, c’est s’exposer presque à coup sur à l’accident. J’en ai fait l’amère expérience.

 

 

Le réveil est parfois brutal !

Pour avoir failli à cette règle élémentaire lors du Paris-Brest-Paris 2019, et m’être entêté à poursuivre au prétexte que je pourrais dormir 1o km plus loin, ma randonnée s’est terminée brutalement, suite à un endormissement soudain. Après l’ascension de la longue côte de Becherel qui m’avait tenu en éveil, sitôt le sommet atteint, je me suis lamentablement étalé sur un trottoir après avoir heurté une bordure et cassé ma roue avant.

Pourtant avant de chuter les signes d’alerte n’avaient pas manqué : micro-sommeils à plusieurs reprises, brusques écarts et perte de vigilance. Sur une autre randonnée, la fatigue extrême et l’éclairage sous la voûte des arbres me faisaient percevoir une route en tunnel. Peu de temps après, l’alerte a été encore plus sérieuse, j’ai eu une hallucination ! En pleine nuit une femme les avant-bras posés sur la chaussée essayait de s’extraire d’une bouche d’égout. Ce jour là, heureusement un reste infime de lucidité m’a convaincu de l’impérieuse nécessité d’un arrêt immédiat. Un somme réparateur d’une demi-heure sur un parking a suffi à me remettre sur pied pour terminer cette randonnée dans des conditions acceptables.

Chacun réagit différemment et je me garderais bien d’affirmations péremptoires sur la manière de vaincre la fatigue par une méthode miraculeuse. En revanche, je peux simplement témoigner que des siestes de 15 mn (dont la durée est préréglée sur mon téléphone) m’ont maintes fois permis de retrouver un niveau de conscience permettant de garantir ma sécurité et ont suffi bien souvent pour relancer la machine à pédaler.

Si j’en crois mes lectures sur le sujet, cet emprunt à un site internet traitant du sommeil résume globalement les bénéfices à attendre des micro-siestes et indique une méthode à suivre pour s’endormir

Dans l’idéal, la micro-sieste doit rester courte et ne pas dépasser 20 à 30 minutes maximum afin de se réveiller avant la phase de sommeil profond. Pourtant, ceux qui ont testé la micro-sieste ont souvent été déconcertés dans un premier temps. En effet, s’il suffit de dormir 15 à 20 minutes pour ressentir un effet bénéfique, le temps d’endormissement peut se révéler, par manque d’habitude, assez long les premières fois.

Conseil pour s’endormir rapidement :  il faut tout d’abord fermer les yeux puis respirer profondément et chercher à se relaxer tout en relâchant ses muscles. Adopter une position différente de celle utilisée la nuit peut aussi permettre au cerveau de différencier la micro-sieste du sommeil long et ainsi éviter de tomber dans un sommeil trop profond.

 

Jean-Pierre MARY, alias « randonneur vendômois »

Si vous souhaitez avoir des informations pertinentes sur le sujet, je vous invite à consulter le blog de Jean-Pierre MARY qui outre sa longue pratique des longues randonnées est médecin. Dans son article Jean-Pierre, alias « le randonneur vendômois », précise les mécanismes du sommeil et vous éclaire sur la manière de gérer la récupération et votre sommeil en cours de randonnée.

 




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